mardi 8 mars 2011

J'AURAIS VOULU PARLER...

J’aurais voulu vous parler du Discours d’un Roi. Un discours toujours à l’affiche et que je vais surement aller revoir… Un discours bluffant et percutant. Jamais discours n’aura eu autant d’impact aux yeux et aux oreilles de tous ! Un jeu d’acteur incroyable et une découverte ; celle de d’un acteur longtemps connu pour ses seconds rôles de très grandes qualités, mais des seconds rôles tout de même, Collin Firth rayonne en première catégorie, il était temps ! Mais en parlant de second rôle, Geoffrey Rush est inoubliable – si j’avais dû avoir recours à un orthophoniste, j’aurais aimé que ce soit lui (d’ailleurs, si j’étais gravement malade, j’aimerais qu’un docteur House existe pour l’engager !). Et notre chère Helena Bonham, depuis la reine de cœur, la royauté lui colle à la peau ! Et enfin elle montre qu’elle sait avoir du cœur !



Eh oui j’aurais voulu vous parler de ce petit bijou de Discours qui m’a fait sentir l’espace d’un instant l’âme British ! Un instant que j’aurais aimé sans fin… non que je sois pro Britannique, mais bien que ce film m’a emporté bien loin de la salle noire. D’ordinaire, au mieux, je ne vois pas le temps passer. Cette fois, en pleine séance, je me suis surpris à espérer que ce film ne se termine surtout pas.






J’aurais voulu vous parler du Cygne Noir qui maintient bien fraîche cette angoisse oppressante et qui guide au-delà des frontières de la folie. Celle qui nous montre plus petit qu’on ne l’est. Celle qui nous aliène radicalement car son association à la terreur est redoutable ! Oui, à ce stade, on ne parle déjà plus de peur ni de crainte mais bien de terreur.


Tout devient démesuré ! Cette histoire du Cygne Noir vécue par la danseuse étoile autant sur scène que dans son quotidien, avec cette ascension de douleur identique à celle de l’histoire du ballet, nous fait devenir à notre tour double-spectateur ! Nous ne savons plus très bien, nous non plus, en quelle est notre spectato-identité : sommes-nous spectateurs du ballet ? Ou bien, sommes-nous spectateurs du film ? Assumer les deux donnerait une existante réelle à la danseuse, et donc à ses psychoses…N’est-ce pas un peu lourd pour nos si petites épaules ?!






J’aurais vraiment voulu vous parler de ces films.


Mais j’ai décidé de ne pas vous parler d’un film sans conséquence aucune ! C’est un film qui laisse indifférent au point où quand je suis sorti de la salle de cinéma, je n’ai pas eu la sensation d’avoir assisté à une projection quelle qu’elle soit ! J’étais prêt à retourner en salle pour visionner n’importe quel autre film pourvu que je le sente passer celui-là ! Même si cela impliquait d’en revoir… tiens pourquoi pas le Discours d’un Roi !


Mais l’heure, elle, ne s’était pas figée ce qui impliquait quelque part que j’avais perdu mon temps ! Il était donc temps pour moi de rentrer. Et ce film insignifiant (pas même par sa bande son !) ce n’est autre que… tiens on va jouer un peu, remettez donc les lettres dans le bon ordre pour retrouver le nom de ce film : Ralwo Gnihc


J'attends vos réponses en commentaires...
A très vite!Shams. D

vendredi 11 février 2011

LA TENTATION D’EVE



Je sors d’une représentation du nouveau spectacle de Marie-Claude Pietragalla et comme à chaque fois que je vais voir un bon spectacle de danse je me dis qu’il n’est rien de plus onirique et sensuel que le langage corporel. Le corps parle, s’exprime, éveille les sens de façon peut-être même plus percutante et profonde que la parole. Car le corps représente  la vie, l’amour, la mort.

La danseuse vêtue d’un simple juste au corps couleur chair  me fascine par sa beauté et sa grâce mais surtout par son humanité (dans le sens d’être vivant, et de ce fait mortel). Jaime voir ce corps déambuler devant moi, les muscles se contracter, le visage se modifier, j’aime entendre sa respiration. L’Art naît là dans le corps, dans les tripes, là où ça fait mal, où ça boue, où ça vit, où ça aime, où la folie peut naître.
Qu’elle est belle la folie de Marie-Claude Pietragalla quand  elle danse avec cette passion quasi-animale. Pour moi le génie de l’artiste, du vrai, est dans l’Art de magnifier le cri, le questionnement, le sentiment qui vient de l’intérieur, de l’obscurité, de l’intimité la plus profonde.



Dans la tentation d’Eve, Marie-Claude Pietragalla, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Paris, s’interroge en un extraordinaire solo de 80 minutes sur l’histoire de la femme des temps bibliques à nos jours. Elle nous embarque entre gravité et légèreté dans une exploration de l’âme humaine, de l’évolution de la condition de la femme, des dérives de notre société, de la dualité entre l’être et le paraître. Et quel meilleur outil de réflexion sur l’être humain que le corps lui-même ?

La tentation d’Eve est un spectacle à la fois envoutant, charnel, drôle et festif.
« Notre société, en dissociant le corps de l’esprit, scinde une pensée consciente d’une pensée inconsciente refoulée dans la chair. Le corps a alors développé et acquis un langage caché qui lui est propre et que la danse se propose de transmettre. Il est vecteur de l’inconscient, du rêve, de l’imaginaire. » Marie-Claude Pietragalla.
La Tentation d’Eve au Palace  http://www.theatrelepalace.fr/ (prolongations du 1er au 12 mars)


Marie-Claude Pietragalla : La tentation d'Eve
envoyé par jeansanteuil. - Découvrez plus de vidéos créatives.


Candy

mardi 1 février 2011

DANS L’OMBRE D’UNE LEGENDE…



Il y a quelques jours un grand est mort... un grand qui a créer des mélodies que nous tous avons entendues, fredonnées. Des mélodies qui on fait vibrer notre cœur au rythme des images qui nous absorbaient.
John Barry c’est le père du thème de 007... C’est lui aussi qui a habillé amicalement votre ou de très grosses productions comme danse avec les loups,

 


Out of affrica, ou encore le fameux King Kong de 1976 qui m’avais à l’époque tellement fasciné de part la marionnette géante qu’avait créé le studio pour ce film.

D’abord projectionniste, mais il fit l’apprentissage du piano auprès de Francis Jackson, maître de musique à la Cathédrale (dans le Nord de l'Angleterre), puis étudia le jazz auprès de l'arrangeur Bill Rosso, qui avait travaillé pour l'orchestre de Stan Kenton. Barry débute dans une formation de jazz, le « John Barry Seven »,





Avant d'écrire pour le cinéma.
35 années durant John Barry a su habillé les films de musiques leur correspondant, leur donnant une âme 
Moi je n’ai qu’une chose à dire...

Au revoir monsieur et merci pour tout
Cactus Masqué

mardi 18 janvier 2011

LA DISPARITION D'ALICE CREED

La disparition d’Alice Creed

Un soir de Janvier Cactussette et moi même n’avions ni l’envie d’aller au cinéma ni le désir de s’abrutir devant la 1205450 ème diffusion d’une série américaine sur une chaine nationale. Aussi décidèrent-ils de s’offrir un film en pay per view... wow... Mais que choisir !

Fatigué devant cette multitude de film où le foie gras est souvent caché dans un panier de navets je laissai décider la cactussette. Et son instinct de chasseuse lui fit choisir un film qui fut pour moi une révélation :

LA DISPARITION D’ALICE CREED

Un film Anglais (gloups§) depuis un poisson nommé Wanda peu de films du cinéma anglais m’avaient séduit. Et là... ouahou ! extraordinaire... un huit clos entre trois acteurs de génie, particulièrement la jeune et séduisante actrice Gemma Arteron que l’on a vue récemment dans Tamara Drew mais aussi le choc des titans ou encore prince of perssia comme quoi ses lèvres plus que pulpeuses sans Botoxage, du 100% bio attirent les réalisateurs.

L’histoire est simple : Deux kidnappeurs enlèvent une jeune femme séduisante, fille rejetée d’un richissime homme d’affaire. Toute l’intrigue se déroule dans le petit appartement, qu’ils ont entièrement aménagé pour recevoir leur victime…

La victime se voit déshumanisé, transformée en morceau de viande… mais avec un étrange respect pour elle-même. Méticulosité presque médicale des kidnappeurs…

Ce film je vous le conseil vraiment, un grand moment de cinéma. Des acteurs formidables nous plongeant dans l’horreur méticuleuse d’un enlèvement vue de l’intérieur… grandiose histoire de trois destins croisés. Des plans méticuleux, précis, des dialogues mesurés. Chaque mot a sa valeur. Dès les premières minutes les personnages sont posés on sent plus qu’on sait. Le savoir vient après. Et le tout tourné en seulement 4 semaines...

Je n’ais pas trop envi de vous en dire plus… car parler c’est révéler et là j’ai tout sauf l’envi de vous révéler ce film alors découvrez sa bande annonce et accordez vous un vrai moment de cinéma J

Louez-le !

C’est les meilleurs moyens de me comprendre J

Cactus masqué

lundi 8 novembre 2010

AU PAYS DE CANDY

Stéphane Rousseau est à Paris !!!

Stéphane Rousseau, l’humoriste québécois le plus sexy de la planète, joue son dernier spectacle au Palace (Paris, 9e) en ce moment et je ne pouvais pas ne pas y aller, je dirais même que je me devais d’y aller. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore (du moins qui n’arrivent pas à mettre un visage sur ce nom, parce que vous l’avez forcément déjà vu), Stéphane Rousseau c’est ce beau canadien que l’on voit souvent en France au côté de Franck Dubosc. Ca y est vous voyez de qui je parle ? Ce mec là possède tous les atouts pour me rendre dingue, et je dois avouer qu’une certaine hystérie s’est emparée de mon être pendant le spectacle. Il est hilarant, émouvant, il est foutu comme un dieu, tatoué juste là où il faut et il est québécois. Là vous vous dîtes « ouais… québécois et alors ? L’accent n’est pas super excitant quand même ».

Mais vous rigolez ? Le québécois est le mec idéal. Déjà, il vit au Québec ce qui est pour moi un énorme atout étant donné que j’ai une passion immense pour cette région du Canada et que j’envisage régulièrement d’aller m’y installer quand je ne peux plus supporter Paris. J’aime tout là-bas : les paysages, les grands espaces, l’énergie de Montréal, le sirop d’érable (la dernière fois que j’y suis allée j’ai ramené 4 Litres de sirop dans ma valise !), l’architecture, la faune (caribous, baleines , castors etc...), le fait que tu peux ramener ton propre vin dans les restos, les jurons venus d’un autre temps et qui me font toujours beaucoup rire (tabarnak, Tabarouette (version polie de Tabarnak),Criss, Câlice, Hostie…), la gentillesse des gens, la double culture ( européenne et américaine) et l’accent magnifique des québécois… Je l’adore cet accent! Je pourrais l’écouter pendant des heures.



Quand je suis en France et que j’entends des québécois j’ai toujours envie d’aller leur parler, comme quand on est à l’étranger et qu’on est super content de discuter avec d’autres français croisés au hasard, on se sent proche d’eux alors qu’on ne se connaît pas et qu’en temps normal on se serait complètement ignoré. Ben moi ça me fait pareil avec les québécois, dès que j’en vois j’ai une envie instinctive d’aller parler du Québec avec eux et de profiter 5 minutes de leur sympathie et leur simplicité, comme un bol d’air frais dont j’aurais besoin.


Pour en revenir à Stéphane Rousseau, le québécois de mes rêves, il est à Paris jusqu’au 8 janvier avec son nouveau one man show intitulé : les confessions de Rousseau. Ce spectacle est un véritable show à l’américaine : humour, danse, chant, jeu de lumière, projection vidéo. On s’en prend plein les yeux et les oreilles. Pas une seconde de répit même pendant les changements de décors ou costumes.

Comme sous entendu dans le titre, ce spectacle est autobiographique, du moins en majorité. Le comédien évoque avec beaucoup d’humour des moments très intimes de sa vie comme la mort de son père et de sa sœur, les années passées en famille dans un village naturiste, la naissance très prématurée de son fils Axel etc. Il dit que l’humour l’a aidé à affronter les épreuves difficiles de la vie et à rester optimiste. En effet les passages où il évoque sa famille sont très intenses, entre dérision et émotion mais il ne frôle jamais l’impudeur. Stéphane Rousseau est très drôle mais il sait aussi magnifiquement nous émouvoir.

Je ne saurais que trop vous recommander d’aller au Palace avant le 8 janvier, ce show ne ressemble pas aux spectacles des humoristes français, il y a quelque chose en plus. La touche québécoise !

Le Palace

ON CLIQUE

J’en profite aussi pour vous dire que du 22 au 28 novembre c’est la semaine du cinéma québécois au forum des images. Je ne connais absolument pas les films qui y sont présentés mais des amis du Québec m’ont vivement conseillé d’aller voir « Incendies » de Denis Villeneuve et je leurs fait entièrement confiance.

Cinéma du Québec à Paris

ON CLIQUE !

Candy

jeudi 4 novembre 2010

KABOOM



Hier, un ami me traine au Mk2 Beaubourg voir Mysterious skin. Rdv devant le ciné, j’arrive en avance comme je n’ai pas entendu parler de ce film, je cherche le synopsis... En vain, il n’est même pas affiché. Mon pote arrive et lui non plus ne sais pas de quoi ça parle... (sans commentaire). Le film commence donc et on découvre les deux personnages principaux : deux garçons de 8 ans. L’un comme l’autre ont des « trous noirs » dans leurs souvenirs. Tout les deux en sont déstabilisé, et on les retrouve ado avec chacun leur excentricité. Le premier, dans le style « nurd », est persuadé d’avoir été enlevé par les extra terrestres. L’autre, plutôt « bad boy » va se prostituer. C’est un film bouleversant, cru, drôle aussi. A la fin on comprend ce qu’il leur est arrivé et là, c’est déprimant, mais réaliste.

Vous pensez : « Mais quel rapport avec Kaboom ? »

Et bien, c’est en sortant que je comprends pourquoi je n’avais pas entendu parler de ce film : il est sortit en 2005 (c’est pas une excuse mais bon...). En fait, ce ciné a l’habitude de projeter des films d’un réalisateur à l’affiche. Et ce réalisateur, c’est Gregg Araki, et le film qu’il a réalisé à l’affiche en ce moment, c’est .... ??? c’est .... (Bon d’accord c’est pas drôle).


Du coup, c’est parti pour une séance de Kaboom. C’est l’histoire d’un ado qui fait le même rêve étrange depuis une semaine. Dans ce rêve, des amis de la fac mais aussi deux belles inconnues. A une soirée, il croise justement ces deux femmes mais elles ne le connaissent pas. Plus tard, il va assister au meurtre de l’une d’elles. Sauf qu’au petit matin, tout cela sonne comme une hallucination... Mais persuadé qu’il s’est vraiment passé quelque chose, il va mener l’enquête. Ce film est génial ! Je crois que c’est le seul film qui a réussi à me faire flipper et rire en même temps ! Nan, sérieusement, vous allez vous moquer de moi mais j’insiste : bien que ce soit une comédie, il y a vraiment du suspens ! Mon pote a d’ailleurs sursauté plusieurs fois ! Et c’est vraiment drôle en même temps, et quand je dis en même temps, c’est vraiment la même scène qui peut faire peur et faire rire ! Et contrairement à Mysterious skin, en sortant de Kaboom, on n’est vraiment pas déprimé, bien au contraire !



Rouliii

jeudi 21 octobre 2010

AU PAYS DE CANDY


BIUTIFUL

Voilà un film que j’attendais avec impatience ! Alejandro González Iñárritu est un de mes réalisateurs contemporains favoris, si ce n’est mon préféré, et une fois de plus il a réussi à intimement me bouleverser. Je suis sortie de la salle les larmes aux yeux, remplie de questions sur l’existence, mais aussi pleine de courage et d’envie de profiter de la vie.

Biutiful est assez différent des autres films d’ Alejandro González Iñárritu , en particulier dans sa conception scénaristique, certainement parce que pour la première fois il n’a pas travaillé avec le scénariste Guillermo Arriaga. En effet ses trois premiers films (Amours chiennes, 21 grammes et Babel), qui sont pour moi des chefs d’œuvres, mettaient en scène les destins croisés de plusieurs personnages. Ici le réalisateur mexicain dresse le portrait fort et saisissant d’un seul homme. Il offre ainsi à l’acteur Javier Bardem une extraordinaire partition pour laquelle il a d’ailleurs était primé à Cannes (prix d’interprétation).

Etant donné que je ne suis pas douée pour les résumés, je vous laisse regarder la bande annonce et découvrir par la même occasion les secrets du tournage (il est assez intéressant de découvrir comment l’idée du film est né dans la tête du réalisateur) :

ALLOCINE

Le thème de prédilection d’ Alejandro González Iñárritu est la destinée, voilà sans doute une des raisons pour laquelle j’aime autant ses œuvres. Le destin est une notion mystérieuse et passionnante et comme beaucoup de gens je m’interroge régulièrement sur son existence. Notre futur est-il écrit quelque part ? Sommes-nous maître de notre vie ?

Il y a des jours où je crois profondément en la destinée, sans doute parce que ça m’arrange et/ou m’aide à accepter les évènements douloureux. Comme par exemple quand je vois partout des signes d’évidence absolue lorsque je rencontre un homme qui me plaît (« c’est fou ! Il est né le 27 décembre comme mon père, c’est surement un signe ! ») ; quand je me console d’avoir raté un casting en me disant que ça ne s’est pas fait parce que ça ne devait pas se faire, que c’était écrit comme ça ; ou encore quand dans les moments de flous je vais me faire tirer les cartes pour savoir ce qui m’attend dans les mois à venir. D’autres jours au contraire je ne peux me résoudre à penser que notre avenir est déjà écrit car cela reviendrait à nier l’existence du libre arbitre.

Rainer Maria Rilke a écrit que « La destinée ne vient pas du dehors à l'homme, elle sort de l'homme même » . Je crois que la vérité est là. Hormis certains évènements inévitables, dont le plus évident est la mort, chaque homme a son destin entre ses mains et le pouvoir de le maitriser.


Candy